Je m'appelle Couleur Noire

Je m'appelle Mélanie. Un prénom des plus communs, seulement mes parents m'ont appelée de cette manière parce qu'ils se sont aperçus à ma naissance que mon abdomen était gratifié d'une tâche brune - Mélanie correspondant au mot « melanos » en latin, signifiant " de couleur noire ".


Le reste de ma vie ne regarde aujourd'hui plus personne, car je viens de réaliser que j'ai aboutie à un point dont celle-ci paraît être indifférente au regard autres. Je ne suis plus moi même. J'ai besoin de prendre du recul. Je ne parviens plus à faire les bons choix, alors j'ai tout simplement décidé de ne plus choisir. J'ai une vie trop irrégulière, et ne peux donc pas prétendre être normale. Ma vie est constituée de beaucoup trop de rebondissements négatifs et, sur ce, il est impossible de parvenir à être une personne au raisonnement stable face à tout ce flux d'évènements. J'essaie de m'adapter, mais ma vie change. Alors je suis lunatique, car il faut bien se trouver un caractère face à une vie aussi singulière. Mais je n'en ai pas. Je ne suis personne. Ou plutôt, je suis, à moi-même, trop de personnes. Je suis excentrique lorsqu'il faut paraître heureuse, et je suis réfléchie lorsqu'il s'agit de faire preuve de réflexion. Je suis lucide. J'aime cerner mon entourage. Les gens ont toujoujours une gestuelle, des mots qu'ils répètent au quotidien ou encore des aptitudes traduisant leur caractère assez simplement. Je suis maladroite. Très maladroite. Tellement maladroite que je pourraît être dans la possibilité de provoquer ma propre mort par je ne sais quel moyen.

P.S. : L'apocalypse, la mort et les serpents sont les trois choses qui me terrifient le plus. Mais ça, tout le monde s'en fiche. Je tenais tout simplement à préciser que je suis lâche, car je n'ose pas dire au garçon le plus magnifique au monde, Loïc, que je suis absolument et irrévocablement...

Mélanie.

# Posté le lundi 09 mars 2009 17:25

Modifié le samedi 24 octobre 2009 16:40

Ce que j'aime chez lui

Ce que j'aime chez lui :

- Le fait qu'il ait les yeux bruns
- Le fait que son style soit singulier
- Le fait qu'il ait des goûts musicaux singuliers
- Le fait qu'il diffère d'un lot
- Le fait qu'il soit étrange, bizarre, imprévisible, réfractaire et méchant
- Le fait qu'il m'impressionne et me fasse peur
- Le fait qu'il représente l'inaccessible est le mal en personne lol
- Le fait qu'il n'aime pas les trucs " gnan-gnans "
- Le fait qu'il ait une aberration profonde pour la gauche, les gauchers et les ambidextres
- Le fait qu'il n'ai pas l'accent italin lorsqu'il faut lire un texte en italien
- Le fait qu'il soit vaniteux (apparemment, il ne se prend pas pour une merde)
- Le fait qu'il soit le clône de Stanley Austin Lornt de Strange Destinies
- Le fait que l'on puisse voir ses veines lorsqu'il sert les points
- Le fait qu'il ait la marque de mes ongles encrée dans son bras depuis un an lol
- Le fait que son père porte le même nom que mon oncle
- Le fait qu'il soit tout ce qui m'attire le plus au monde.



Mélanie.


# Posté le mercredi 07 octobre 2009 14:51

La Journée super(nulle) du lundi 09 mars 2009 (rentrée)...

La Journée super(nulle) du lundi 09 mars 2009 (rentrée)...
La journée super(nul) du lundi 09 mars 2009 (rentrée)

06h35 : Mon réveil-matin sonne.

06h45 - 07h35 : Mon réveil-matin résonne. Je me lève, sape le moment de dire bonjour à ma mère après la dispute de hier soir à propos du volume de l'amplificateur de la guitare électrique, pousse le chat au passage, souris à mon beau-père qui sort des W.C., me prépare pour aller à l'arrêt du bus. Je suis en retard. Je cours, monte dans le bus. Je trouve de la place entre un boutonneux à lunette et un imbécile qui mate les nibards de la fille qui habite la rue à côté de chez moi.

07h40 - 07h55 : J'arrive au collège. Marine P., Marine L., Pia et Sanoé me sautent dessus en me voyant marcher comme une attardée pour me souhaiter un joyeux anniversaire avec 3 jours de retard (c'était le 6 mars). C'est bien les seules à me l'avoir souhaité, finalement). Je détourne un instant le regard pour apercevoir sa présence. Lui. Je ne sais même pas s'il m'a remarqué. Sa présence est finalement le plus beau cadeau d'anniversaire que l'on puisse m'offrir. J'observe autour de moi : la cours est pleine de débiles et de collégiens (ça revient en fait un peu au même). Je regrette déjà les vacances.
Malheureusement, la cloche sonne. Après un détour rapide aux W.C. pour nous recoiffer, Marine et moi nous dirigeons vers la salle du cours de Maths. Le rang est agité. Il est toujours là, il ne m'a toujours pas remarqué. Je tourne ensuite la tête vers Pustule : j'avais oublié pendant les vacances l'importance de ce que présentait l'étendue des dégâts que les boutons avaient produit sur son visage. Il sert Lorry-Anne par la taille. Tant mieux ! Il doit sûrement m'en vouloir...Il faut dire que pendant les vacances, il s'est produit un petit incident : ma mère à faillit l'écraser avec son Audi A6...mais elle ne l'a, malheureusement, pas fait, malgré que je lui ai supplié d'appuyer sur le champignon. Mais pourquoi ne l'a-t-elle pas écrasé ? Je ne sais même pas s'il a vu que j'étais dans la voiture...

08h00 - 08h55 : La cloche résonne. La prof de Maths est en retard, mais elle arrive (malheureusement) 3 minutes après la sonnerie. Ma déception est profonde : j'aurais préférée me pointer. Nous rentrons en classe. Je m'assois à ma place habituelle, à côté de Yaniss, bien que j'aurais préféré être à côté de Marine, seulement je comprends la souffrance que devrait éprouver la prof de Maths à nous écouter parler, meugler, rire...et tout ça durant 1h... Je jette quelques regards pas très discret à côté de moi. Il est toujours là. Il ne m'a toujours pas remarqué. Il ne peux pas non plus savoir que c'est mon anniversaire. Je suis quand-même un peux déçue... Mes yeux me trahissent : je le regarde trop. Il s'en doute trop. Je n'ai strictement rien écouté au cours de Maths. Je suis trop fascinée par son image. Pendant tout ce temps, Yaniss rit avec Sofiane de leurs pensées érotiques, Marine se fout elle aussi littéralement du cours de Maths, n'y voyant aucune utilité, Laury-Anne et Pascal se lancent des regards plus ou moins osés, Manon me demande les réponses de l'exercice n°59 p. 214, et moi je regarde toujours (aussi indiscrètement) l'autre humanoïde du coin de l'½il, pendant qu'il gribouille sur son cahier.

09h00 - 09h55 : Marine et moi rentrons dans la salle de cours de Physique - Chimie. En passant devant Mr Orange, je lui dit bonjour et me rappelle l'avoir croisé au cinéma vendredi soir. Je réponds aux questions ridicules de mon contrôle sans grande hâte pendant que cet idiot de Sofian essaie de pousser mon sac parterre. Je ne finie pas mon contrôle. Certains ne le finisse pas non plus...mais pour cause d'avoir copié. Je rends ma copie. Il ne reste plus que quelques minutes de Chimie, plus celles prises sur la pause (3 minutes de plus).

09h55 - 10h10 : Marine et moi faisons un détour par les W.C., toujours pour se recoiffer (une réelle obsession et preuve de stress chez nous !). Je rejoins avec elle les autres et je lui montre "Nuits d'Enfers au Paradis" que j'ai acheté mercredi soir à Virgin de Plan de Campagne.

10h10 - 12h00 : La cloche sonne. Je me rends avec Marine devant les escaliers de la Maison de la Danse pour le cours de sport. Ô joie ! Le sport : de loin la matière scolaire que je déteste le plus. Finie la lutte, maintenant c'est le basket ball. Le basket ball : le sport fétiche de Pustule. Nan ! Pourquoi pas la lutte ! ! Je me change dans les vestiaires, tout en galérant pour faire l'ourlet de mon survêtement de merde. Je déteste être en survêtement ! ! Pendant tout le cours, Marine et moi chantons à tue-tête "Tu n'es pas jamaïcain, tu danses le Raggay...Met de l'huile ! Met de l'huile ! !", une chanson assez périmée des Reg'liss. Une assez bonne partie de rigolade. Je lançais toujours quelques regards en coin d'½il, mais en vain.

12h00 - 13h10 : La cloche sonne. J'attends Marine L., Pia et Sanoé devant le collège. Après 10 minutes, elles font ensuite leur apparition, me souhaitant encore un joyeux anniversaire. Je les remercie, étant-donné que ce sont les seules à y avoir pensé. Je vais me changer aux W.C. pour me remettre en jean (ce qui n'est, je vous l'affirme, pas très pratique à effectuer dans une cabine de chiottes aussi étroite). Décidément, je ne supporte toujours pas d'être en survêtement ! ! Nous attendons ensuite Une demie-heure devant le restaurant scolaire. Assise à la table, je ne touche qu'à la moitié du contenu de mon plateau, car l'autre moitié ne semble pas vraiment comestible à mon goût, et aussi parce que je ne tiens pas vraiment à être constipée durant trois jours, à être malade, finir à l'hôpital, ou encore mourir.
Je me dirige vers le pause-plateau (bon débarrât ! !) avec une nausée insupportable. Je reste jusqu'à 13h10 avec Marine L., Pia, Sanoé et Brosse à chiottes aux Q.G.. Brosse à Chiottes me dit qu'il va se laisser pousser ses cheveux : mauvaise idée...De plus, on ne pourra plus l'appeler "Brosse à Chiottes". Il est tant de rentrer chez moi. Pia à vexée Sanoé. Je ne l'ai pas retrouvé dans la foule du collège. Je m'en vais pour 20 minutes de marche avec un sac-à-dos, telle une touriste de merde. Sur le trajet, une voiture manque de m'écraser. Dommage, ça aurait fait des vacances à ma mère ! !

13h30 : J'arrive chez moi. Il n'y a personne. Je me débarrasse de mon sac en le balançant dans un coin de ma chambre. J'allume la télévision. A part l'assemblée nationale ou des téléfilms à l'eau de rose allemands, il n'y a rien à la télé. Je l'éteins. Je vais dans la cuisine préparer un fondant aux trois chocolats et aux amandes.

14h30 : Je bois un mélange de coca et de lait. C'est une boisson asse étrange, mais j'adore ça. J'allume mon ordinateur, consulte mes blogs, réponds à quelques commentaires.

14h45 : J'écris la suite de mon histoire tout en écoutant American Hi-Fi "The Art of Losing". La minuterie sonne. Je sors le gâteau du four. Je retourne dans ma chambre, éteins la musique et la lumière et m'allonge sur mon lit durant environ ¼ d'heure, dans le silence le plus total. Je ne dors pas, mais je songe. Je songe à lui.

15h00 : Je pense à faire mes devoirs, mais je n'en ai pas envie. Je m'ennuie. Je donne à manger aux chats. L'un des deux vomit pour une raison indéfinie. C'est certainement une boule de poils. Je nettoie et m'en vais lire "Les âmes vagabondes".

16h00 : Je profite que ma mère ne soit pas là pour accorder ma guitare électrique. Elle m'aurait certainement dit de baisser le volume de l'amplificateur si elle aurait été là. Je préfère jouer quand elle n'est pas là. J'ai perdu ma partition. En ce moment, je suis plus sur le corde à corde. J'ai enfin retrouvé le médiateur pour le corde à corde, mais il m'en faudrait un autre plus adapté.

18h00 : Je rentre le chat. Il était sortit à cause du volume trop élevé de l'amplificateur de la guitare. Marine L. ne peux plus faire de la batterie. Je crois que ses parents préfèrent le violon... Ma mère rentre à la maison. Elle a vu l'amplificateur encore branché et elle m'a dit que le volume faisait peur aux chats. Elle va à la mairie pour aller chercher mes papiers pour le voyage en Italie. Je fais mes devoirs avec un certain dégoût.

19h00 : Je vais à la douche et reste trois bonnes années dessous. Il n'y a pas de serviette. J'attends que mon beau-père sorte du couloir pour aller chercher une serviette dans l'armoire de ce dernier, me dépêchant de courir le long du corridor, littéralement à poil (heureusement que les volets de la baie-vitrée étaient fermés ! !).

20h00 : Je mange mexicain (pour une fois ! !). Ma mère me dévisage pour une raison indéfinie pendant tout le long du repas. Je sors de table un peu avant les autres. En passant devant le miroir du couloir, je me rends compte qu'une énorme trace noir orne toute ma joue. Moi qui croyais avoir fait quelque chose de mal pour que ma mère me dévisage ainsi ! ! Je range mon armoire à vêtements.

21h00 : Je fais mon sac pour le lendemain, me lamentant sur mon sort en évaluant le poids du sac que j'aurai à porter demain. J'hésite à lire le livre que nous a prêté la prof Français sur Hercule Poirot, qui est d'ailleurs à lire pour jeudi, ou "Les âmes vagabondes". J'ôte pour "Les âmes vagabondes".

22h00 : Je me connecte sur MSN. Je parle avec l'ex de ma s½ur qui me harcèle pour savoir si elle l'aime encore ou pas. Je le bloque et le supprime de mes contactes. Jérémie se connecte. Je me fou complètement de savoir s'il va bien ou pas. Je ne supporte pas de repenser à cet imbécile heureux. Je débranche l'ordinateur sans même prendre la peine de l'arrêter avant.

23h45 : Je lis "Les âmes vagabondes".

00h00 : Ma mère me hurle d'éteindre et de me coucher. J'éteins, je me couche. Je rallume, me relève et continue à lire dix minutes après qu'elle soit partie.

02h00 : Ma mère, furieuse, débranche le compteur électrique. Heureusement que mon réveil-matin marche avec des piles ! ! Je m'endors peu de temps après l'intervention de ma mère.


Mélanie.

# Posté le lundi 09 mars 2009 16:35

Modifié le jeudi 02 juillet 2009 21:04

Pensée n°1...

Pensée n°1...


Je savais qu'à l'habituel, lui et moi n'étions pas de très grands confidents, mais j'aurais voulu lui poser quelques questions assez complexes. J'aurais voulu, pour que nous débutions au mieux notre relation, qu'il m'explique au moins la raison de sa présence-même dans ma vie. Il ne me serait jamais venu à l'idée de le questionner de la sorte sur ce qui allait suivre tout en le fixant droit dans les yeux; ces yeux si profonds et empreints d'innocence.
Tout d'abord, j'aurais voulu lui dire, et ça par n'importe quel moyen fut-il, que tout cela voulait dire à peu-près la même chose. Ça signifiait que j'avais mal. J'avais mal comme personne d'autre sur Terre. Il ne pouvait pas être mon ami. Du moins, je ne le désirais pas, car pour moi, les amis fonctionnaient de la même manière qu'une paire de lunettes : ça donnait l'air intelligent, mais ça se raillaient facilement...Mais heureusement, cette fois-ci, j'étais presque certaine d'être tombée sur une bonne paire de lunettes : lui. Je ne voulais pas connaître ses réponses à toutes mes questions, juste qu'il soit plus qu'un ami pour moi. Je ne voulais pas déjà affirmer mes sentiments envers lui, juste prendre le temps de lui expliquer l'état de la situation. A vrai dire, la première fois que je me suis aperçu de sa présence dans mon champs de vision, j'étais déjà assez déçue que ça ne se soit pas produit plus tôt. Pour ne pas vous mentir, c'est à peine si, auparavant, j'accordais ne serait-ce qu'un peu d'importance à son existence...
Il s'est avéré par la suite que je me suis sentie entièrement possédée par son image. Cette image, celle que j'avais de lui, rendait mes yeux aveugles de tout autre être masculin. Cela m'empêchait de raisonner, de penser à autre chose ou quelqu'un d'autre que lui. Je lui posais trop de question, et j'étais, par conséquent, trop curieuse d'en apprendre d'avantage sur lui. Le simple fait qu'il parlait peu inspirait en moi un réel suspense. Je me suis plusieurs fois surprise à rêver de lui. Je m'interrogeais de plus en plus sur lui, et sur tout ce qui faisait qu'il était aussi mystérieux.
J'éprouvais le besoin de songer à autre chose que lui, à concentrer mon attention sur une autre personne, mais je n'y arrivais pas. Je n'avais pas envie de l'oublier, parce que j'avais l'impression d'être perdue, d'effacer une partie de moi-même en agissant de la sorte. Ses yeux exprimaient une expression que je n'avais encore jamais croisé dans un regard, une expression que je ne connaissais pas. Ils étaient si profonds, si empreints d'innocence que l'on aurait cru lire en eux. J'adorais aussi sa gestuelle. Je trouvais cela assez intéressant d'observer quelqu'un et d'essayer de définir son caractère rien qu'en observant sa gestuelle, comme si l'on pouvait attribuer l'adjectif « nerveux(se)» à une personne rien que parce qu'elle tapoterait nerveusement la mine de son crayon-à-papier contre le rebord d'un bureau de classe ou parce qu'elle aurait une passion dévouée pour le fait de dévorer tous ses stylos. Tout en lui me plaisait, et le simple fait de dire qu'il avait des défauts aurait été un mensonge à mes yeux. Je considérais vraiment qu'il n'était pas comme les autres garçons, qu'il était bien plus mystérieux et intéressant qu'eux.
C'est alors que je me suis dit qu'il n'était pas normal que je me passionne autant devant l'image d'un garçon et à l'écouter parler. J'ai donc saisi que j'étais amoureuse de lui. Avant, je pensais seulement être attirée par sa présence, par le fait de vouloir mieux le connaître. Je me souviens très bien de ce jour-là... où plutôt, de ce soir-là. C'était le soir du premier janvier. Ma meilleure amie et moi étions allées à l'avant-première d'un film; elle était restée veiller chez moi. Nous nous étions couchées aux environs de cinq heures du matin. La cause en était que durant toute la nuit, il avait été le centre d'intérêt principal de nos conversations (enfin, juste pour moi; mon amie n'éprouvait strictement rien envers lui). Je questionnais beaucoup mon amie sur lui. Je lui ai expliqué tout ce que j'aimais chez lui. Nous avons vraiment veillé toute la nuit à converser sur lui et à rabaisser les autres garçons. Nous en avions donc conclu que ce que j'éprouvais envers lui ne pouvait se résumait qu'à un sentiment démesuré d'amour.
Je n'avais jamais aimé comme je l'ai aimé. Je trouvais que c'était un sentiment assez étrange d'être intrigué par la personne que j'aimais. Il avait certainement dû remarquer que le nombre de fois dont je tournais la tête pour croiser son regard n'était plus calculable sur les doigts d'une main, ni de deux réunies.
Ma seule préoccupation fut ensuite de faire en sorte qu'il n'apprenne pas à me détester, même s'il en éprouvait peut-être plus qu'un besoin. J'avais peur, mais j'avais tellement vécu de moments difficiles, que plus rien n'était capable de m'arrêter à ce niveau-là. J'avais l'impression d'être tombée tellement bas que je ne pouvais plus tomber plus profond dans ce gouffre (pure logique). J'avais besoin de cet être mystérieux qui hantait toutes mes nuits. J'avais besoin de lui comme un c½ur a besoin de battre...

Mélanie.

# Posté le lundi 09 mars 2009 16:46

Modifié le jeudi 02 juillet 2009 20:55

Pensée n°2...

La douleur que je ressentirai courir le long de ma colonne vertébrale lorsqu'il se retournera vers moi pour me lancer un regard plus intérrogatif que jamais à l'entente de cette révélation qu'il apprendra bientôt me glace déjà littéralement le dos lorsque j'y songe. Certains me supplient de lui dire, seulement je sais qu'en t'en qu'ami, je ne cours aucun risque de le perdre.

# Posté le lundi 09 mars 2009 16:57

Modifié le jeudi 02 juillet 2009 20:43

Pensée n°3...

Jérémie est venu me parler sur MSN, mais il est trop tard pour que je ne parvienne à lui pardonner. Je ne tenterai plus rien avec lui. Il n'a plus aucune carte en main ni aucune chance de me convaincre. Il est exclus que je retourne un jour avec lui; j'ai déjà assez souffert. Je n'ai plus besoin de lui comme un coeur a besoin de battre. Il n'y a rien de très nouveau... Je ne l'aime vraiment plus d'un amour ardent comme la première fois. Cet amour que j'éprouvais auparavant pour lui est aujourd'hui devenu pâle. Je sais très bien ce qu'il voudrait m'entendre lui dire, mais plus aucun son ne sortira de ma bouche, pourtant avant si innocente...

# Posté le lundi 09 mars 2009 17:09

Modifié le jeudi 02 juillet 2009 20:50

Pensée n°4...

S'il savait à quel point je voudrais, parfois, être muette... Tout ça pour ne pas toujours essayer de me valoriser, et ainsi pouvoir parvenir à prononcer des idioties sans fondement réel, ou encore pour pouvoir laisser un peu plus de place aux songes et ainsi paraître moins puérile à ses yeux...

# Posté le lundi 09 mars 2009 17:17

Modifié le jeudi 02 juillet 2009 20:56

Lettre à Marine P.

Parmi les croyances entourant la confiance en soi, il se dit qu'une personne ayant confiance en elle sait ou ne sait pas, mais qu'elle n'hésite pas. Elle répond vite, elle est sûre d'elle dans ses réponses, elle a un avis tranché sur les problèmes. Certaines ont mêmes réponses à tout. Cette certitude, cette affirmation sont-elles vraiment des marques de confiance en soi, et surtout, sont-elles des gages de succès dans la vie ? Peut-être pas. Les convictions ne sont souvent qu'une assurance de surface. On-y tient d'autant plus que nos idées sont sans fondement réel, à l'intérieur. Les extrémistes de tout bord ont besoin de croire en leur dogme infaillible, qu'il soit politique ou religieux. Cette illusion d'infaillibilité leur donne un sentiment de sécurité dont ils manquent, par ailleurs.
Réfléchir, c'est douter. Chercher plutôt que savoir. Aller trop rapidement à la solution n'est pas faire montre d'intelligence, mais de soumission à un automatisme. Clairement, la confiance en soie est à partie liée avec la conscience. On pourrait presque dire plus il y a de conscience, moins il y a de confiance en soi. Quand on ne voit qu'une opinion, on est sûre du chemin. On avance, sans se poser de question. Quand on perçoit une alternative, on hésite un peu. Face à quatre, voir dix chemins possible, notre perplexité grandit en proportion. On est de moins en moins certain de faire le bon choix. Il est utile de se souvenir que la crainte de ne pas réussir est plutôt un atout, que le doute est une preuve de conscience vaste, que la peur de se fourvoyer est une manifestation d'intelligence. Que la peur de se tromper témoigne de notre solidité. La question que je me dois de te poser à présent est : as-tu confiance en toi ? Je pense que la réponse extrêmement recherchée et que tu trouveras probablement la plus appropriée à cette question revient certainement à songer au mot oui. Sache que mon avis ne se partage en rien au tiens. Il m'arrive parfois d'avoir l'imprévisible sensation que tu cherches à cacher certains propos de ta vie. Pourquoi ne me dis-tu mot te concernant ? Comment cela se fait-il que tu puisses avoir une capacité d'écoute supérieur à la moyenne des gens que je qualifierais de normales ? Tu es une amie que j'apprécie d'ailleurs bien pour ça, seulement il m'arrive de vouloir en savoir plus. L'impression que tu sois muette grandie chaque jour de plus en plus en moi. Autrement dit, j'ai déjà songé au fait que tu puisses écouter les gens sans vraiment t'en lasser. Comme si la parole d'une personne te nourrissait. Comme si le fait qu'une personne engage une conversation avec toi te suffisais. Comme si la personne te parlant jacasserait pour deux, et donc comme si tu n'aurais aucun effort physique à effectuer au niveau de la musculation de ta langue.
Même si l'impression que je me plains est entrain de naître dans ta conscience, je voudrais tout-de-même que tu saches à quel point le fait que tu m'écoutes m'est bénéfique. J'étais justement entrain de songer au fait que le nombre de personnes dont la première volonté serait de me scotcher la bouche grandit inconsidérément de jour en jour.
J'avoue que je ne te remercierai jamais assez pour l'amitié que tu m'apportes chaque jours.

Finalement Merci à Toi.



Mélanie.


# Posté le mardi 19 mai 2009 15:41

Modifié le mercredi 07 octobre 2009 14:07

Celles qui assurent à présent ma survie sur Terre...

Celles qui assurent à présent ma survie sur Terre...
Comment parvenir à se retenir de sourire, à leurs côtés?
Comment concevoir ne serait-ce qu'une seconde le monde sans elles ?
Comment retenir notre envie de les prendre dans nos bras lorsque elles nous y encouragent?

La réponse la plus appropriée à toutes ces question est introuvable, car personne n'a encore jamais trouvé la solution...


Mélanie.

# Posté le mercredi 20 mai 2009 19:10

Modifié le jeudi 02 juillet 2009 21:23

MP

Comment survivrais-je, si elle n'était pas là pour me soutenir ?
Elle est le rocher sur lequel je peux me poser et maintenir mes appuis; l'arbre dont l'ombre est ma protection, le vent qui chasse le mauvais temps...

Mélanie.

# Posté le mercredi 20 mai 2009 19:25

Modifié le mercredi 07 octobre 2009 14:11